Avil 2010
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GAZETTE
depuis une huitaine de jours Nùsa Dùa naviguait dans l'archipel, toujours à la recherche de mouillages sauvages. Par téléphone les voix étaient à peine audibles.
La météo qui paraissait mauvaise pour ce qu'on en voyait sur la CHAINE METEO de Canal Satellite.ne correspondant pas à ce que disait la voix lointaine de Pierre : Temps magnifique, juste de qu'il faut de vent, et des nuits étoilées extraordinairement claires, comme on en voit lorsque les lumières des villes ne viennent pas polluer la luminosité.
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jamais trop tard pour afficher l'email qui vient de là-haut, d'un habitué si sympathique

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Bonjour à tous !

Pour la petite histoire et la bonne nouvelle, un résumé des derniers événements de la story La Vie en Bleu...

Vendredi 9 avril. Hervé profite des vacances scolaires de son fils pour passer une dizaine de jours à Rangiroa. Des vacances... Qui commencent par quatre jours de travail intensif sur la coque de La Vie en Bleu. De quoi boucher les trous (voir photos). L'arbre d'hélice est remis en place avec dérouillage de l'accouplement à la scie à métaux, la cale épongée, le bateau entièrement vidé. Tout est prêt pour que ce vendredi nous tentions une remise à l'eau.

Les engins de la mairie sont disponibles vers 11h30. Sur place Hervé, Arsène, Alain (juste rentré de son charter) et le chauffeur du bulldozer s'affairent à la tâche. Une stratégie de sortie est élaborée depuis déjà plusieurs jours. Première étape, creuser un petit chenal le long de la coque et aménager une pente douce réhaussée de planches en bois et de feuilles de cocotier. Deuxième étape, dégager la quille enterrée depuis deux mois, une tâche à laquelle s'alternent le case puis les hommes, qui achèvent le travail à coup de pelle. Régulièrement, la drague pousse le côté de la coque pour tenter de faire gîter le bateau. Il penche un peu mais coince encore. Il faut creuser davantage, Arsène et Hervé ne s'arrêtent que quand la quille est entièrement visible.

Malgré cela, plusieurs tentatives sont nécessaires pour parvenir à coucher le voilier dans le chenal. La quille, principal problème de la manoeuvre, doit être soulevée par le bull pour permettre au voilier de glisser sur les premiers mètres de rivage.

Dans quelques centimètres d'eau, La Vie en Bleu commence déjà à flotter, toujours coincé sur son centre de gravité. La troisième étape consiste à tirer le voilier vers le large en soulageant ce poids. La drague s'avance doucement dans la baie, reliée au bateau par une amarre attachée sur des taquets arrière. Le bull soulève la quille, entourée par une seconde amarre. Reste à coordonner les efforts de chacun afin d'être le plus efficace possible. Il faudra changer deux fois les amarres, qui lâchent à tour de rôle. Puis le voilier est tourné, tête vers le large. La drague prend la relève pour soulever la quille tandis qu'une partie de la population, arrivée en cours de route, s'évertue à pousser le navire et qu'une autre se suspend à une drisse accrochée au mât.

Nous sommes en milieu d'après-midi et le travail semble loin d'être achevé. Il faut pourtant finir ce soir, hors de question de laisser La Vie en Bleu couché toute la nuit dans un mètre d'eau. Cette étape semble interminable, le voilier avance trop doucement, lourdement encombré par sa quille. Il traîne heureusement sur du sable, qui laissera néanmoins quelques rayures sur la coque.

La lumière baisse et le voilier se déplace toujours péniblement sur le fond, centimètre par centimètre. Ironie du sort, la barge qui a causé les plus graves dégâts lors de l'échouage vient en renfort. Nous sommes dans 1,5 mètres d'eau, l'avancée est pénible mais nous espérons pouvoir tirer le navire jusqu'en lieu sûr.

Quelques personnes s'accrochent toujours au mât pour contrebalancer le poids de la quille. À chaque accélération, l'inertie de la grosse barge en aluminium traîne le voilier un peu plus loin. À chaque accélération, des encouragements accompagnent La Vie en Bleu. Au moment où le voilier se remet droit, la baie résonne de cris de joie. Après deux mois à sec, La Vie en Bleu retrouve enfin son coin de mouillage.

Le lendemain, nous remettons le moteur en route pour aller l'installer sur un énorme corps-mort planté par 17 mètres de fond.

Une étape importante du sauvetage vient d'être franchie, mais il reste encore du travail pour permettre au First de rejoindre le chantier naval où nous lui offrirons une nouvelle jeunesse...

Encore un énorme merci à tout ceux qui nous ont aidé, physiquement, matériellement ou financièrement ! Vous êtes tous les bienvenus dans notre humble demeure et nous vous tiendrons bien entendu au courant des étapes à suivre...

Pamela & Alain

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OLI...le vilain cyclone . . . .
responsable d'un sale tsunami il y a quelques mois (revoir page 270) dans le pacifique, région des îles
Sous-le-vent et surtout dans le nord des Tuamotu.
Pendant que Pierre s'était abrité à Taha avec Nùsa Dùa sans aucun dommage matériel et quitte pour la peur, d'autres avaient moins de chance.
C'est le cas d'un ami de Pierre. Tous les voiliers qui sillonnent la Polynésie se connaissent plus ou moins. El Capitano a ét très peiné en apprenant que le joli voilier
"La Vie en Bleue" avaient été jeté sur les coraux par les vagues que la barrière de corail trop basse de RANGIROA
n'avait pas réussi à casser..
Sans les aides financières de la communauté des voiliers et les nombreux bras bénévoles,( voir la photo) "La Vie en Bleu" aurait perdu de sa couleur.

j-c c
.

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Ne pas s'inquiéter pour les branches
de cocotier, elles repoussent très rapidement sous ces latitudes . . .
. . . Et tout cela ne sera bientôt plus qu'un mauvais souvenir.
Peut-être compensé par le réconfort de savoir que la solidarité des gens de mer et des îles est toujours là .
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